Bewilligung von Einbauten unter dem mittleren Grundwasserspiegel
Das Bundesgericht setzt neue Massstäbe für die Bewilligung von Einbauten unter dem mittleren Grundwasserspiegel: Eine Interessenabwägung sei zwingend erforderlich
Im Gewässerschutzbereich Au sind Einbauten unten den mittleren Grundwasserspiegel grundsätzlich verboten. Die Behörde kann Ausnahmen bewilligen, sofern die Durchflusskapazität des Grundwassers gegenüber dem unbeeinflussten Zustand um höchstens 10 Prozent vermindert wird (Anhang 4 Ziff. 211 Abs. 2 GSchV). Soweit ich das überblicken kann, haben die meisten Kantone bei Einhaltung der "10-Prozent-Regel" solche Ausnahmebewilligungen – teils mit Auflagen hinsichtlich kompensatorischer Massnahmen – bei sämtlichen Bauvorhaben erteilt. De facto bedeutete dies für die Bauwirtschaft, dass man bis zu einer Querschnitt-Verringerung von 10 Prozent problemlos unter den mittleren Grundwasserspiegel bauen konnte, die Erteilung einer Ausnahmebewilligung war praktisch vorprogrammiert.
Dieser etwas largen Vollzugspraxis hat nun das Bundesgericht einen Riegel vorgeschoben. Seinem Entscheid 1C_460/2020 mit Urteil vom 30. März 2021 (Link siehe unten) zufolge, könne eine Ausnahmebewilligung nur dann erteilt werden, wenn eine Interessenabwägung erfolgt sei, und diese zeige, dass die privaten und öffentlichen Interessen an einer Verminderung der Durchflusskapazität die entgegenstehenden Interessen des Grundwasserschutzes überwiegen. Das Gericht äussert sich auch zu einzelnen Faktoren, welche in ein solche Interessenabwägung einfliessen können: Aus hydrogeologisch-gutacherlicher Sicht sind dies das Mass der Kapazitätsverminderung innerhalb der zulässigen Bandbreite von bis zu 10 Prozent und die Frage, ob sich das Bauobjekt in einem Grundwasser-Randgebiet befinde oder nicht. Aus Sicht des Bauwilligen ist zu berücksichtigen, ob die Verweigerung der Ausnahmebewilligung den Nutzen des Grundeigentums erschweren würde, wobei der Fokus auf raumplanerische und umweltrechtliche Vorgaben zu richten sei. Der "Klassiker" sind wohl Tiefgaragen statt Aussenparkplätze bei Einkaufszentren.
Die Durchführung der Interessenabwägung liegt in der Verantwortung der zuständigen Behörde, was aber nicht ausschliesst, dass die Gutachter*innen auf fachlicher Ebene bereits Inputs dazu liefern. Wir Hydrogeologen*innen sind somit gefordert, uns im Bereich der Interessenabwägung vermehrte Kompetenzen anzueignen, ein Themenfeld, das wir bisher mehrheitlich den Raumplaner*innen überliessen. Zu diesem Lernprozess wünsche ich Euch allen viel Erfolg!
Abschliessend der Link zum Bundesgerichtsentscheid (die wichtigsten Grundsätze findet Ihr im Absatz 4.2.3).
Daniele Biaggi
Autorisation des installations situées sous le niveau moyen des eaux souterraines
Le Tribunal fédéral fixe de nouvelles normes pour l'autorisation des installations situées sous le niveau moyen des eaux souterraines : une pesée des intérêts est impérative
Dans le secteur Au de protection des eaux, les installations situées sous le niveau moyen des eaux souterraines sont généralement interdites. Les autorités peuvent accorder des dérogations, à condition que le débit des eaux souterraines ne soit pas réduit de plus de 10 % par rapport à l'état non affecté (Annexe 4, Section 211, Paragraphe 2 OEaux).
Pour autant que je sache, la plupart des Cantons ont accordé de telles dérogations - parfois assorties de conditions concernant les mesures compensatoires - pour tous les projets de construction, à condition que la "règle des 10 %" soit respectée. Pour l'industrie de la construction, il était possible de construire sans problème sous le niveau moyen des eaux souterraines jusqu'à une réduction de la section transversale de 10 % ; l'octroi d'un permis d'exemption était pratiquement préprogrammé.
Le Tribunal fédéral vient de mettre un terme à cette pratique d'application quelque peu laxiste. Selon sa décision 1C_460/2020 du 30 mars 2021 (voir lien ci-dessous), une dérogation ne peut être accordée que si une pesée des intérêts a été effectuée et qu'il en ressort que les intérêts privés et publics à une réduction de la capacité du débit l'emportent sur les intérêts de la protection des eaux souterraines. La Tribunal fédéral commente également les facteurs individuels qui peuvent être inclus dans une telle pesée des intérêts : du point de vue de l'hydrogéologie et de l'expertise, il s'agit de l'ampleur de la réduction de capacité dans la fourchette autorisée de 10 % maximum et de la question de savoir si le projet de construction se situe ou non dans une zone d'eaux souterraines marginales. Du point de vue du maître d'ouvrage, il convient d'examiner si le refus d'accorder une dérogation rendrait plus difficile l'utilisation du bien immobilier, l'accent devant être mis sur les exigences de l'aménagement du territoire et du droit de l'environnement. Le "classique" est probablement les garages souterrains au lieu des places de stationnement extérieures dans les centres commerciaux.
La mise en œuvre de la conciliation des intérêts relève de la responsabilité de l'autorité compétente, mais cela n'exclut pas que les expert.e.s apportent déjà leur contribution sur le plan technique. Nous, hydrogéologues, sommes donc appelés à acquérir une plus grande compétence dans le domaine de la pesée des intérêts, un domaine que nous avons jusqu'à présent laissé principalement aux urbanistes. Je vous souhaite à tous beaucoup de succès dans ce processus d'apprentissage !
Enfin, le lien avec la décision du Tribunal fédéral (les principes les plus importants se trouvent au paragraphe 4.2.3).
Daniele Biaggi